BAYEUX, Hôtel du Croissant

Malraux - Monuments Historiques - BAYEUX - 51, Rue Saint-Jean - Résidence de l’Hôtel du Croissant - 14400

INVESTIR EN NORMANDIE

> 3 300 000 habitants
> 90,5 milliards d’euros de PIB
> 1er potentiel pour les énergies marines renouvelables
> 6ième région pour le commerce extérieur
> 14,2% de la production française d’électricité

Fiscalité MALRAUX / MONUMENT HISTORIQUE

Découvrir Bayeux :

Bayeux, ville d’origine gallo-romaine et épargnée des bombes meurtrières de 1944, abrite un grand nombre, une soixantaine, de petits manoirs dont l’Hôtel du Croissant.

Cette abondance des constructions de caractère s’étend de la fin de la guerre de Cent ans (1450) jusqu’au début des Guerres de religion (1562). Le départ des Anglais, la reprise des activités commerciales et la reconstruction des villes dans toute la France génèrent une grande prospérité dont bénéficie Bayeux.

 

L’Hôtel du Croissant :

L’Hôtel du Croissant, construit « hors les murs », prend place dans ce qui fut l’un des faubourg les plus populeux de Bayeux.

Aujourd’hui, cette demeure seigneuriale, un joyau de l’architecture malgré son état dégradé est située au fond d’une impasse qui part du N° 51 de la rue St-Jean. C’était autrefois le rue du Croissant qui aboutissait rue des Teinturiers.

L’ensemble de la bâtisse adopte le plan en L dont la construction s’étale du XIVe au XXe s. sans pouvoir identifier avec précision si sa destination initiale fut d’utilité agricole et/ou d’une résidence seigneuriale.

La juxtaposition des ajouts successifs se fait dans le désordre dû à un soucis de respecter les droits de chacun ; nous savons que la propriété acquise est sacrée donc inviolable : pas de maisons détruites et/ou rasées et reconstruites. C’est la raison pour laquelle l’Hôtel du Croissant a connu des nombreuses phases de bâti qui se succèdent du début du XIV e s. jusqu’au au XXe s.

Cette demeure s’impose au regard par la verticalité de la tour carrée de quatre étages, signe de pouvoir, et qui impressionne par l’élévation inhabituelle et la symétrie des fenêtres.

Tout comme les tours des autres demeures bayeusaines, elle abrite un escalier assez large, rampe-sur-rampe, qui caractérise l’influence de la Renaissance. Il dessert les niveaux supérieurs de la bâtisse et il est composé de marches, portant noyau, scellées.

La tour carrée, légèrement plus étroite à sa base, elle s’élargit à partir du deuxième niveau grâce aux « trompes caennaises » situées de part et d’autre de ses murs d’élévation. Ce dispositif servait, soit au passage du plan polygonal au plan carré, soit à l’élargissement des tours et il caractérise la quasi-totalité des constructions médiévales et post - médiévales de la région de Caen, Bayeux et Falaise.

Un linteau à l’une des fenêtres du bâtiment, situé près de l’entrée, porte un décor d’arc en accolade torsadé datant de la fin du XVe s. Au centre de ce décor, un blason, à ce jour non identifié, est sculpté, sur lequel figure un « croissant montant », les cornes vers le haut, et trois besants ou étoiles à sept raies. En France, dans l’héraldique communale, le croissant représente la lune et il est normal de la représenter sous cette forme. Cependant, on ignore la raison pour laquelle le croissant a été choisi comme figure héraldique. Peut-être est-ce la raison de l’influence inquiétante que la lune semble exercer sur l’esprit humain.

Malheureusement l’absence d’émaux ne permet pas une lecture héraldique appropriée. En outre, nous savons que à partir du XVe s. les blasons sont popularisés et de nombreux bourgeois, artisans, anoblis ou non, possèdent leur blason aux « armes parlantes » c’est-à-dire des figures qui représentent un élément de la personne qui les porte et/ou leur métier. Il est fort possible que ce blason ait donné son nom à la voie publique et à l’Hôtel qui en est l’ornement.

A l’intérieur, nous avons observé quelques ouvertures à chambranle sculpté, donnant accès à des pièces dont l’état dégradé ne permet aucune lecture des murs.

La partie supérieure de la tour comporte un nombre considérable de boulins. Sans doute, cette partie a fait office de colombier, à une période où les incertitudes alimentaires, dues aux conflits, tels les Guerres de religion (1562-1566) incitent les propriétaires à aménager leur demeure à une destination utilitaire.

En Normandie, posséder un colombier était un privilège jusqu’à la Révolution car chaque boulin correspondait à ½ hectare ; cela nous laisse supposer que le détenteur de la demeure avait une richesse foncière non négligeable. Les boulins sont disposés en quinconce afin de ne pas souiller le boulin inférieur. Mise à part la viande qui était très appréciée, la fiente servait d’engrais et elle entrait même dans la dot du mariage.

 

Les fouilles archéologiques :

1- Le diagnostic a permis d’éclairer la chronologie de deux bâtiments, jointifs en L et actuellement connus sous l’appellation d’hôtel du Croissant.

2- Un bloc primitif barlong, formant initialement un volume de plain-pied montant sous charpente, est identifiable dans les élévations, sur le côté nord de la cour intérieure de l’édifice. L’absence d’éléments de confort, l’extrême rareté des ouvertures préservées comme le traitement relativement fruste de la construction, édifiée aux environs du XIVe s. (bloc 1 – phase I-a), rendent possible l’hypothèse d’un bâtiment à vocation utilitaire. Néanmoins, l’état de conservation des maçonneries fausse peut-être le jugement, si bien que l’on ne peut exclure l’éventualité d’une destination résidentielle, à l’image des petites salles seigneuriales rurales qui occupaient bon nombre de manoirs de l’Ouest aux XIIIe et XIVe s. Il est, par ailleurs, difficile de savoir si ce premier volume de plain-pied était accompagné dès l’origine d’un second bloc, plus ramassé et jointif à son extrémité orientale (bloc 2 – phase I-b ou II-a ?). Cette seconde entité est conservée de façon trop résiduelle pour permettre d’en saisir aisément la chronologie et la fonction. Sa présence serait, en revanche, plutôt l’indice de la constitution d’un logis primitif (ou « bâtiment principal ») avec l’association éventuelle d’une salle de plain-pied et d’un bloc privatif étagé, mais cette hypothèse n’a pu être démontrée sur le terrain.

3- Au cours des XIVe - XVe s., un bâtiment annexe à vocation utilitaire et/ou agricole est implanté sur le côté occidental de la cour (phase II-a). Simultanément ou postérieurement, les blocs 1 et 2 ont été largement remaniés. Le volume de plain-pied montant sous charpente (bloc 1) a été surélevé afin de recevoir deux étages dont la fonction résidentielle paraît acquise.

4- L’état architectural le plus marquant et le plus compréhensible est celui de la constitution, dans le deuxième tiers du XVIe s., d’un véritable hôtel urbain (blocs 1 et 2 – phase III). Cet hôtel ou manoir, représentatif d’une certaine élite urbaine (bourgeoise ou noble), est marqué par une lourde reconstruction du bloc 2 et par l’ajout d’une tour d’escalier, des plus monumentales, sur la façade principale sud donnant sur la cour. Le choix d’un escalier rampe-sur-rampe signale une volonté de modernisme influencée par l’architecture de la Renaissance. En ce sens, l’hôtel du Croissant se distingue assez clairement de bon nombre d’hôtels urbains de Bayeux qui possèdent une tour avec un simple escalier en vis. Contre les façades orientale de la tour et méridionale du logis (bloc 2), l’hypothèse d’une galerie en bois, ouverte et étagée, semble crédible. À usage d’agrément, cette structure, uniquement accessible depuis le premier étage du logis, aurait alors eu l’avantage de protéger l’entrée principale de l’hôtel, située au rez-de-chaussée de la tour d’escalier.

5- Les états architecturaux plus tardifs (époques moderne et contemporaine, phases IV-a à V) sont caractérisés par des reprises moins importantes.

Gaël Carré, « Bayeux (Calvados). 51, rue Saint-Jean (Hôtel du Croissant) », Archéologie médiévale, 45 | 2015, 166-167.

 

Les activités de Bayeux :

Ancienne cité médiévale, Bayeux conserve des trésors d’architecture liés à son histoire.

Outre sa cathédrale romane et gothique, Bayeux se caractérise par des maisons à pans de bois, des manoirs à tours, de grandes demeures ainsi que d’élégants hôtels particuliers.

Sa tapisserie du XIe siècle inscrite au registre "Mémoire du Monde" de l’UNESCO, relate sur près de 70 mètres la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie.

Le Musée de la Tapisserie accueille plus de 400 000 visiteurs et la ville accueille de nombreuses manifestations culturelles attirant des milliers de touristes chaque année telles que la Fête de la Coquille.

Bayeux fut la première ville française libérée à la suite du Débarquement. Épargnée par les bombardements alliés, elle n'a subi que peu de dommages. On peut revivre les enjeux et le déroulement de la Bataille de Normandie en son musée.

La proximité de Bayeux avec les principaux sites touristiques du département permet d'attirer une part majoritaire de clientèle touristique étrangère principalement britannique et américaine.

En effet, Bayeux offre un environnement touristique, à moins de 20 kilomètres des plages du débarquement de Normandie.

Le jardin botanique de Bayeux est l'un des plus beaux parcs paysagers du XIXe en Normandie. Il est aujourd’hui classé monument historique.

Avec plus de 460 commerçants, le cœur de la ville bat au rythme de ces indépendants et de ces enseignes nationales qui chaque jour se mobilisent pour proposer des produits et des services

 

Les chiffres de Bayeux :

4e ville du département, proximité de la ville de Caen.

Capitale du Bessin Habitants : 14 005 Bayeusains.

63% de locataires.

25 868€/ habitant de revenu annuel moyen par habitant.

10 écoles, 3 collèges, 3 lycées.

460 commerces.

200 associations.

Bayeux est un pôle économique dynamique axé principalement sur les secteurs tertiaire et industriel.

Economie dynamique avec ses 2000 entreprises et 9400 employés.

1 jardin public protégé au titre des monuments historiques.

1 secteur sauvegardé.

Ville fleurie (3 fleurs).

6ème ville la plus visitée en France.

2 marchés hebdomadaires : mercredi matin et samedi matin.

 

 

ADRESSE

51, Rue Saint-Jean - Résidence de l’Hôtel du Croissant - 14400 BAYEUX

 

 

 

 

Photos du programme Loi Malraux - BAYEUX - 51, Rue Saint-Jean - Résidence de l’Hôtel du Croissant - 14400

 

Informations :

  • TYPE OPERATION

    Malraux
    Monuments Historiques

  • POPULATION14400
  • TYPE DE BIENT1, T3 et T3bis
  • SURFACEde 34.3 m2 à 85.4 m2
  • PRIX FONCIERDe 20 550 € à 85 350 €
  • BUDGET TRAVAUXDe 231 200 € à 386 190 €
  • BUDGETS GLOBAUXDe 251 750 € à 458 290 €
  • PC obtenu le26/09/2017

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BAYEUX - 5, Impasse Prudhomme - Résidence La maison des anciens Marins

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