Immobilier locatif : quelles sont les motivations des investisseurs ?

Ancien programme Buidinvest - Loi Malraux - DIJON - 51 Avenue de la Liberté

La dernière enquête du Crédit foncier, réalisée auprès de ses clients afin de mieux connaître les attentes et motivations des particuliers qui investissent dans l’immobilier et à laquelle ont répondu 2 600 personnes, dresse le profil de l’investisseur.

Depuis cinq ans, le marché de l’investissement locatif connaît une forte progression : sa part dans le total de logements construits passe ainsi de 13,4 % en 2013 à 15,5 % en 2018 (estimation).

Premier constat de cette enquête, l’immobilier reste l’actif privilégié des Français. Si elles disposaient d’une somme d’argent à investir, les personnes interrogées répondent qu’elles privilégieraient en premier choix l’immobilier (68 %), puis l’assurance-vie (16 %), l’épargne sécurisée (10 %) et enfin les marchés financiers (7 %). Cet attrait pour la pierre reste fort une fois l’investissement réalisé : 93 % des investisseurs locatifs sont très ou assez satisfaits de l’investissement qu’ils ont réalisé au premier semestre 2018. 

Portait de l’investisseur locatif

En moyenne, l’investisseur locatif a 45 ans, vit en couple (72 % d’entre eux), et dispose dans son ménage d’un revenu de 71 100 euros. Les investisseurs locatifs privilégient les appartements (92 %), contre 8 % pour les maisons. Le bien acquis comporte en moyenne deux-pièces (60 % des biens loués sont des studios ou deux-pièces) pour une surface de 45 m2. Son coût médian est de 170 000 euros au premier semestre 2018. Ce bien est très souvent acquis grâce à un financement avec peu ou pas d’apport sur une durée moyenne de vingt ans et dix mois. 

Les motivations d’achat sont différentes entre le marché du neuf et de l’ancien. Dans le neuf, la première motivation est fiscale (71 % des répondants), devant le désir de se constituer un patrimoine (48 %) ou le souhait de disposer plus tard d’un revenu complémentaire à la retraite (40 %). Plus de la moitié des investisseurs (56 %) a l’intention de revendre ce bien plus tard. L’investissement se fait majoritairement dans une zone géographique éloignée du domicile de l’investisseur : pour 57 % d’entre eux dans un autre département ou une autre région.

En revanche, la fiscalité n’est que la 8e motivation (11 % des répondants) dans le cadre d’un achat dans l’ancien, loin derrière le souhait de disposer plus tard d’un revenu complémentaire à la retraite (67 %), le désir de se constituer un patrimoine (63 %), ou encore la constitution d’un capital pour le transmettre à ses enfants (39 %). Un tiers des investisseurs (32 %) a l’intention de revendre le bien plus tard. L’investissement se fait essentiellement (pour 63 % près de chez eux) à proximité du domicile de l’investisseur.

Et où ?

L’Ile-de-France est la deuxième région d’investissement avec 23 % des opérations. Quatre régions de province sur 12 concentrent plus de la moitié (56 %) de l’investissement locatif : Occitanie (27 % en 2017, contre 22 % en 2010), Auvergne-Rhône-Alpes (11 %), Nouvelle-Aquitaine (9 %) et Paca (9 %), la troisième concerne les huit autres régions de l’Hexagone avec une part de 21 % (24 % en 2010).

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